Ce soir, le Parc est plein (45 350 spectateurs), avec de belles banderoles multicolores (bleues, rouges, blanches... et vertes, et les seuls messages sont des remerciements en portugais).
Eh oui, car ce soir, c'est le jubilé Pedro Miguel Pauleta, puisque sous réserves que:
1) Le PSG ne joue pas en Ligue 2 (auquel cas, vu que tout le monde partirait, il ne serait pas contre faire du rab);
2) Pauleta se dise que finalement il a encore de beaux restes (vu qu'il est encore le meilleur buteur du club cette année);
3) Que Le Guen s'en aille présider le club de Pencran;
...Bref, c'est son dernier match au Parc.
La dernière fois que le PSG a voulu fêter un évènement, ie la victoire de la Coupe de la Ligue, pour le dernier match au Parc il y a 2 ans, on avait glorieusement perdu contre Ajaccio, qui d'ailleurs faisait ses adieux à la Ligue 1, çà faisait un peu désordre.
Donc, là, avec le spectre de la relégation, le jubilé tombe un peu comme un cheveu sur la soupe (à grimaces).
Dès la 1ère minute, le PSG s'octroie une occasion mais sans succès.
Toute au long de cette mi-temps, Pauleta va être au centre des débats (d'un autre côté, au PSG, cette année, ya pas foule pour le concurrencer) avec 3 occasions:
- 11e minute: un coup franc indirect, suite à une passe de Rothen, qui rase le but du gardien stéphanois Viviani;
- 30è: une tête qui sort du cadre
- 37è: la plus belle occasion où sur une louche, il se retrouve tout seul devant le gardien et, au lieu de faire du Pauleta (ie, avancer vers le gardien et au dernier moment le fusiller d'une frappe cadrée dans la lucarne), il tire tout de suite avec une puissance un peu molle (un tir à la Chantôme, quoi).
D'ailleurs, pour ne pas l'attrister, ses co-équipiers font exprès de n'être pas décisifs:
- Chantôme a bien dû en rater 2 alors qu'il avait bien driblé ses adversaires, mais soit il écrase son tir, soit il fait preuve de trop de sens collectif et passe (mal) la ballle au lei de prendre sa chance;
- Bourillon tente quand même 2 tirs de loin: tirer en deçà de la surface, c'est bien, la puisance aussi...reste juste qu'à cadrer;
- Diané fait aussi des incursions intéressantes dans la surface, mais au lieu de tenter de tirer, passe en retrait pour...personne.
ET ce qui devait arriver, arriva (en gros, comme dans 3/4 des matches à domicile cette année):
- Le PSG domine (au points);
- Le PSG n'arrive pas à être décisif;
- L'adversaire (Toulouse, Caen ou les autres) attend d'avoir 1/2 occasions (pas plus, c'est en général suffisant), profite d'une erreur individuelle.
En l'occurrence, à la dernière minute, St-Etienne profite d'une absence défensive (Ceara, bien sûr, clone de Roberto Carlos dans la mesure où la défense c'est un choix philosophique, donc optionnel) pour s'enfoncer à gauche, centrer et, malgré un sauvetage de Landreau qui repousse forcément la balle dans les pieds, Perrin marque le but.
Comme Lens mène 1 à 0 contre Lille et que Toulouse mène aussi à Rennes, on se dit que plutôt que de parler d'un jubilé, on devrait préparer les mouchoirs blancs (à la madrilène) et le cercueil.
Finalement, un peu par miracle, une tête de Chantôme remisée dans la surface trouve le pied de Clément qui ne se pose pas de questions et tire à bout portant, sans chercher à:
- dribbler 36 fois pour perdre la balle;
- rentrer dans la surface, parce que tirer en dehors ce n'est pas la culture française;
- passer en arrière
- chercher obsessionnellement à passer à Pauleta.
Le reste du match n'est marqué que par une occasion en or ratée par le jeune Boli qui expédie à 10 m au dessus de la barre une balle seule dans la surface. S'il fallait compter les occasions ratées de cette année, on serait champion à coup sûr.
A l'issue du match, moment d'émotion avec Pauleta qui s'écroule au milieu de la pelouse, déçu de ne pas avoir assuré complètement le sauvetage en Ligue 1.
D'un autre côté, avec les défaites respectives de Lens (contre Lille) et de Toulouse à Rennes, avec un score identique 1-2, le PSG passe à la 16è place avec 1 point d'avance, sur ses dauphins. Pour une fois, si un ancien parisien (Landrin à St-Etienne) n'a pas crucifié son ancienne équipe, un autre (Pierre-Alain Frau qui marque le but décisif à Lille) l'a bien aidé.
Comme en plus Sochaux, malgré sa défaite 2 à 0, est sauvé, les sochaliens n'auront pas des objectifs démesurés sur leur rencontre avec Paris.
Bien vu pour PAF qui score pour Lille. Contre son ancien équipe qui plus est... et dire que la réduction du score par les sangs et ors peut peser un tel pesant de cacahuètes qu'il pourrait faire ployer les parisiens...
Rédigé par : Ben Labarthozic | 13/05/2008 à 16:26